11 mars 2010

Sportissime

Le gentlegay a décidé qu’être pur esprit c’était bien mais que si les anciens disaient « anima sana in corpore sano » ce n’était pas sans raisons et il a donc décidé de s’inscrire dans un club de sport…

Non non non je vous rassure, tout de même pas dans l’optique de se gymqueeniser et d’entrecouper chaque soulevage de fonte par une piqûre de stéroïdes, histoire de ressembler à une brebis Dolly hyperproteïnée.

Ce n’est pas son style, quoique que la métamorphose Marc Jacobienne de modasse en gymqueen aurait pu lui servir d’exemple initiatique… Mais 1. Il faudrait sans doute qu’il consomme toute la réserve d’hormones de croissance d’un cheptel de veaux américains avant de voir le moindre muscle pousser sur son corps, 2. Merci bien, mais après tu ne peux plus rentrer ni dans un slim ni dans la taille que tu trouves encore en solde chez Givenchy, 3. L’exhibitionnite aigue des musclettes qui ne peuvent s’empêcher d’ôter narcissiquement leur tee shirt à la moindre occasion n’est pas viable dans une vie parisienne de tous les jours (en dehors d’un emploi de videur, gogodanseur, mannequin ou coatch sportif) 4. L’intérêt, c’est que les autres le soi pour en profiter mais soi ? C’est comme un appart, il veut mieux vivre dans celui des années 70 et avoir vu sur le haussmannien que l‘inverse… tant de bonnes raisons donc et puis, ok, une pointe de jalousie sûrement devant ces corps torrides et lacifs qui ondulent sous les douches, la mousse dégoulinant sur les valons de leurs torses, au son de Barry White…euh je m’égare là, Ally McBeal sort de ce corps…

Non, le gentlegay s’est inscrit au sport pour évacuer le surplus de macarons Pierre Hermé qui l’empêche de fermer son jean benchmark de quand il avait 18ans, et pour évacuer le stress d’une vie urbaine saturée de champagne et de jetlag…ça encore c’est dreamland comme vision…euh disons d’une vie urbaine où la travaillite aigue de sa boss dessein sur son bien être moral à lui…

Je me suis donc rendu dans LE club parisien par excellence, reçu nez en l’air, accent pincé-pimbêche, et d’un « chérie mais il y a une liste d’attente pour entrer chez nous »… 

Plus select qu’un physio de chez Régine, la grande prêtresse de l’accueil, toute droit sortie de sa banlieue, sur des talons de 14 qui ont lui ont fait prendre trop d’altitude et ont ainsi provoqué une sur-oxygénation de son égo - à défaut de son cerveau – ne semble pas très encline à ouvrir au gentlegay les portes de ce temple dédié au corps et au bien être de ceux qui comptent à Paris… ah désolé, je croyais que comme j’allais déjà payer l’équivalent d’au moins 4 paires de Manolo, je pouvais au moins commencer tout de suite, non ?

Pour commencer une visite s’impose. Ce club est si différent de ce qu’on trouve habituellement – blague à part, comme vous allez le lire, ce n’est pas totalement faux, vu qu’à Paris la plupart des clubs de sport sont des caves réaménagées où l’air conditionné remugle d’effluves de testostérones et où, entre douches et champignonnières, il n’y a qu’un pas qu’il vaut mieux franchir en Moon boots…

Certes donc ce club est ultra design. De là à s’entendre dire qu’il a fallu s’inspirer de ce qui se fait à Londres, NY et même en Nouvelle Zélande…il y a légère hyperbole… Un joli appartement avec parquet pointes de Hongrie et dont la fantaisie décorative consiste à avoir fait apparaître les mur nus en briques…je pense que même Valérie Damidot se gausserait d’avoir à faire 24h d ‘avion pour trouver une telle idée…

La visite se poursuit avec la visite du bar, où un apprenti Tom Cruise passe sa journée à mixer du lait de soja bio avec des poudres de protéines d’élevage de poisson – les yupies parisiens veulent gonfler mais, attention, pas avec du lait de vache ! il paraît que ça terni le teint, alors que les poudres de protéines ça c’est übersain…

Le reste ressemble juste à un club de sport classique avec des appareils de course et des vélos faces à des fenêtres grandes ouvertes sur des rues où de vrais gens font du vrai vélo pour se déplacer d’un endroit à un autre, avec des appareils de tortures musculaires et des glasses perfides pour refléter le pauvre apprenti en train de suer à côté d’un dieux de stade qui sourit à ses biceps veinés…

Par contre il y a  de la place, on ne se piétine pas les uns les autres à faire des queues qui ferraient hurler n’importe qui à la poste pour « tourner » sur la même machine… Et surtout la population, banquiers, médecins, avocats, fleure bon le savoir vivre ultra bright et le dress code Stella McCartney pour les filles, total look Y3 pour les mecs…

Voilà une visite qui ne pouvait que séduire le gentlegay vous dites vous.  Il est vrai que la traditionnelle promiscuité virile des douches étant remplacée par un prélassement dans des cabines individuelles en mosaïque Bisazza et verre dépoli a de quoi le séduire. Par contre le côté over frisque-élitiste lui a donné un cas de conscience. Juste le temps qu’il fallait pour qu’une place se libère sur la liste d’attente en fait… alors là, patte blanche, parrainé par une habituée accélératrice de la libération de place, un avis d’imposition et une carte black en caution, quelques produits de beauté échangés sous le manteau, plus rien de pouvait empêcher le gentlegay de devenir membre de ce club et d’attaquer sa remise pour les formes & tribus dus à toute parisienneté assumée... à suivre 

 

 

Posté par Le gentlegay à 23:28 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Sportissime

    bon faut vraiment t'aimer pour sa farcir tout ces textes sans photo

    bon encore quelques efforts de mise en page, d'insertion de liens, de relecture et ça sera parfait... à ton image quoi !

    Posté par Le Chat, 12 mars 2010 à 21:10 | | Répondre
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