13 avril 2010

Docteur Dolittle au bureau

Le gentlegay ayant eu l’idée saugrenue d’avoir un jour joué au Docteur Dolittle – devenant ainsi le spécialiste du réchauffage corporel par fist fucking de vaches lors des rigoureux hivers campagnards - une de ses collègues, dont l’hypocondrie ferrait passer celle de Michel Druker pour une tocade légère, a décidé de le prendre comme médecin bien malgré lui… après tout soigner une vieille carne n’est-il pas du ressort d’un vétérinaire? Une situation embarrassante s’il en est… d’autant que le gentlegay n’a en fait pas exercé depuis l’obtention épique d’une thèse au sujet controversé, le marketing du bio. Commentaire du jury « mais vous ne prouvez même pas que le bio est meilleur pour la santé » , réponse de l’intéressé « euh ben non parce que le but de cette thèse est de démontrer que c’est ce que les gens croient, que c’est donc un vrai sujet de société dont il fau s’emparer en cosmétique (thèse datée de 2001, je sais j’ai toujours été un visionnaire…) pour développer des opportunités commerciales, non? car la réalité mesdames les membres scientifico-gaucho-caviardobio du jury c’est qu’au-delà de notre débat théorético-cornellien, dans la vraie vie, il suffit que les gens croient à quelque chose pour qu’on leur fournisse des produits à haute valeur ajoutée qui surpassent même leurs désirs les plus non exprimés mais essentiels…. » ils en sont restés pantois…

Bref, me voici donc promulgué consultant es santé personnelle, comme quoi la farce moliéresque n’attend pas le nombre des années.

Un mal a l ‘œil, hop je pronostique un orgelet naissant ou une allergie, bing je tombe juste, ma quotte grimpe…

Et là, grippe aviaire, phantasmes et pandémie, développement d’une culture virale – c’est à dire dans le cas présent lancement de recherches actives buzzisée sur internet à propos d’un virus – quand les chants sémantiques se croisent c’est l’académie qui s’emberlificote le dictionnaire….

Après avoir découpé tous les articles que je trouvais afin de les lui offrir pour apaiser son ogresque appétit sur le sujet, lui avoir enseigner à sa pressente demande comment vacciner ses propres enfants - démonstration à l’appui avec un critérium dont j’enfonçais sadiquement la mine non rétractée dans la chaire de son bras – ce qui fut inutile puisqu’elle dû s’y reprendre façon folie bouchère de Chaillot – un rôle de composition - à trois fois, je pensais avoir épuisé le sujet des grandes épidémies de ce siècle, furoncles buboniques et cholera compris, je pensais donc en avoir fini…

Et c’est alors que le bout de mes surprises arriva, un soir vers 9h, alors que je ne pensais qu’à fermer mon ordi pour enfin allez retrouver mon plaid en cachemire et un dvd, elle entre dans mon bureau et me sors cette phrase mythique

« Euh, tu crois qu’on peut faire quoi quand le périnée lâche ?… »

Comme ça sans préambule, à froid, avouez que ça a de quoi être perturbant ce genre de déclaration gynécophile non ?

Le conseil du gentlegay si cette situation vous arrive au bureau : soit vous vous dites que vraiment les écrans d’ordinateurs envoient des ondes magnétiques perturbant le cerveau et donnant des hallucinations et que vous allez aller vivre en suède où la maladie des ondes est reconnue et remboursée par la sécu et que vous n’approcherez plus un ordinateur qu’en étant  recouvert d’aluminium et encore à condition que l’unité centrale soit enterrée  – mais là vous vous dites que Paco Rabane c’est so over 80s que ce n’est pas possible - soit vous vous dites que les acouphènes, dus aux boules quiess journalièrement nécessaires pour obtenir un minimum d’isolement dans un immeuble parisien, ne sont pas une légende, soit la dure réalité s’impose à vous : ceci est une vraie question bien réelle et qui attend une réponse….

« Euh, alors, comme dire, darling : joue de ton agilité digitale ou entraîne ton canard vibrant à faire coin-coin - non c’est pas très politiquement correct - va voir ton gynéco – mais comme vous êtes sensés être son médecin personnel c’est discrédibilisant - reste donc cette réponse évasive : bas oui tu sais le périnée ça se rééduque avec un appareil électrique genre génération Lova Moor … »

Et la vous remarquez bien qu’il ne faut absolument pas faire suivre sa réponse d’un pourquoi…

De toute façon pas besoin car entre sa patiente et son médecin – la notion de collègues ayant ici totalement et depuis longtemps été éludée -  pas de fausse pudeur  et donc elle enchaîne : « ah c’est intéressant car le mien est en train de lâcher, 3 grossesses tu comprends, donc en ce moment c’est difficile, dès que je ris ou que je m’énerve - soit vu son cyclothymisme ambiant une succession rapide et répétée de séquences de ses 2 activités quotidiennes favorites toutes les 15s - je me mets à faire pipi dans ma culotte et je suis obligée de fuir aux toilettes (elle ne remarque pas le jeu de mots qui me fait mordre au sang mes joues pour ne pas rire, y compris de l’ubuesque de la situation)

Bon en tout cas ça me rassure, je vais voir ce que je peux faire, encore merci pour cette discussion du soir-bonsoir (je rajouterais bien mais non je ne suis pas folle vous savez mais c’est copyright Foresti)….

Ça c’est sûr, elle peut avoir confiance – comme les couches qui lui seront bientôt nécessaires – dans les avis médicaux du gentlegay…

Posté par Le gentlegay à 00:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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